JACK THE RIPPER

JACK L’EVENTREUR
GIACOMO LO SQUARTATORE
JACK EL DESTRIPADOR



En plein Londres, à la faveur de la nuit, surgissait un être terrifiant, terrorisant un peuple qui n’osait plus sortir, malheur au promeneur nocturne solitaire. Ce monstre poignardait les femmes, et se livrait ensuite sur leurs corps à des mutilations atroces et disparaissait dans la brume, le fog, the english fog. D’Août à Novembre 1888, il frappa ainsi cinq fois… Six fois peut-être, puis nul n’entendit plus jamais parler de lui. Jamais son souvenir ne s’effacera de la mémoire du monde et des Londoniens en particulier.
Dans cet Empire Britannique au faîte de sa puissance en 1887, on fête le jubilé de la Reine Victoria. Londres est la première capitale du monde. Une splendide architecture avec de magnifiques habitations aux superbes façades dotées colonnes blanches à Mayfair et à Kensington. Tout proche, là où justement a choisi de sévir Jack the Ripper, les sordides taudis de l’East End, de White Chapel et de Spitalfields, où s’entasse une humanité misérable luttant difficilement pour sa survie.
La prospérité britannique avait son revers, le sexe qui faisait auparavant partie des plaisirs normaux est maintenant banni par la moralité victorienne de la vertueuse Albion.
En 1888 avènement du cruellement célèbre Jack l’Eventreur.

TRENTE NEUF COUPS DE COUTEAU POUR MARTHA TURNER :

Considérée comme la première victime, Martha Turner prostituée régulière dans un pub fréquenté par des soldats en garnison à la Tour de Londres, fut assassinée dans la nuit du 7 Août 1888.
Son corps lardé de 39 coups de couteau fut découvert le lendemain, dans un immeuble de Georges Yard (aujourd’hui Gunthorpe street).
Les spécialistes disons les « amateurs » ne reconnaissent pas vraiment la marque du « maître » dans ce meurtre grossier et brutal.
Quoi qu’il en soit on ne retrouva jamais l’assassin de Martha.

MARY ANN NICHOLS LA GORGE OUVERTE D’UNE OREILLE A L’AUTRE :

Le 31 Août vers 3 heures du matin, Georges Cross se rendait à son travail au marché de Spitalfields.
S’engageant dans Buck’s Row une des plus sordides ruelles du quartier, il vit du sang qui coulait dans le caniveau ce qui, après un instant de réflexion l’intrigua, car la boucherie était fermée.
Il vit dans la ruelle une bâche blanche abandonnée sur le sol, mais en s’approchant, il constata que c’était le cadavre d’une femme qui gisait là, la gorge profondément ouverte.
Morte certes, mais son corps était encore chaud quand la police arriva, le criminel ne devait pas être bien loin.
On s’aperçut à la morgue de White Chapel que Mary Ann Nichols, vieille prostituée alcoolique avait également été éventrée après avoir été égorgée.

LES INTESTINS SUR L’EPAULE POUR ANNIE LA BRUNE :

C’est dans un immeuble lépreux au 29 Hanbury street, le 8 septembre 1888 que fut découvert le cadavre sanglant d’Annie Chapman dite Annie la brune en anglais Dark Annie.
Une pauvre prostituée tuberculeuse qui se vit refuser l’entrée dans un asile de nuit de Dorset, et qui tous les soirs battait le trottoir au hasard des ruelles.
Jack avait dû agir rapidement et par surprise, car aucun cri aucun son ne fut entendu.
Après avoir égorgé sa victime, il s’était livré sur son cadavre à d’affreuses mutilations : Les intestins avaient été sortis et posés sur l’épaule, l’utérus arraché avait été emporté.

LA FOLIE A LONDON :

C’est la panique dans la rue. La police est tournée en ridicule, on les traite d’incapables, leurs dirigeants sont en vacances. Des comités de surveillance, des milices, des pères de famille, des particuliers, des étudiants volontaires patrouillent dans les rues à la rencontre de Jack. L’imagination populaire s’enflamme Jack l’Eventreur est tout à la fois et canalise c’est le début d’une psychose de masse.

JACK SE FAIT SA PUBLICITE :

Jack dans un courrier adressé à la police précise qu’il utilise de l’encre rouge car le sang qu’il avait prélevé sur sa dernière victime s’était coagulé.
Il parle de sa haine des prostituées, dénigre la police, la défie aussi en se sentant obligé de préciser qu’il va récidiver et qu’en plus il coupera les oreilles de sa victime pour les envoyer aux policiers.
A ce moment, coup de « pub » extraordinaire, il signe son courrier par le nom qu’il se donne lui-même : JACK THE RIPPER « JACK L’EVENTREUR in french ».
Scotland Yard donne un coup de pouce phénoménal à la notoriété morbide que désirait Jack l’Eventreur en publiant cette lettre. L’intention était bonne, il s’agissait de donner la possibilité à quelqu’un d’en reconnaître l’écriture.
Cette énorme publicité, bénéficiera d’un impact incroyable sur la population créant une véritable psychose de panique à Londres, tous se croyaient en danger.
La peur décupla les policiers multiplièrent leurs patrouilles. Jack frapperait encore à deux reprises malgré ces précautions.

ATTAQUE ET RECIDIVE EN L’ESPACE D’UNE HEURE :

Il faisait nuit noire en ce 29 septembre 1888, vers une heure du matin, un colporteur polonais circulait avec sa carriole dans Berner Street, se rendant dans un club éducatif pour immigrés. Soudain son cheval fit un écart. Cherchant dans l’obscurité la cause du refus de l’animal, il découvrit le cadavre d’une femme égorgée. Le corps d’Elisabeth Stride était encore chaud. Cette jeune veuve d’origine suédoise rencontra « The Ripper » en se prostituant dans la rue.
L’audace de Jack était sans limite, il aurait pu être surpris bien que la nuit fût très épaisse dans ce passage non éclairé car les chasseurs circulaient. Il n’eut pas le temps de se livrer à ses mutilations habituelles et devait en être frustré. Il se rattrapa quarante cinq minutes plus tard dans Mitre Square. Sur Catherine Eddowes, « Cathy » arrêtée le jour même en état d’ivresse sur la voie publique, Jack the Ripper avait eu tout loisir de satisfaire ses plus bas instincts.

DE NOMBREUSES ET ABOMINABLES MUTILATIONS :

Après avoir égorgé sa victime, il l’avait éventrée et avait déroulé ses intestins jusque sur l’épaule. Ensuite il avait entaillé une de ses oreilles, changeant semble-t-il d’idée il avait procédé à l’ablation d’un de ses reins. Non loin de la scène du crime, on découvrit un morceau de vêtement ensanglanté ainsi qu’une inscription incriminant les juifs que le chef de Scotland Yard fit immédiatement effacer sans autoriser qu’on la photographiât pour éviter un pogrom.

LA PROSE DU RIPPER :

Jack n’hésite pas à communiquer avec la police, fournissant de nombreux spécimens de son écriture. Une lettre dès le lendemain du double crime donnant des détails non publiés par la presse puis une autre lettre macabre le 16 octobre 1888.
Ce courrier adressé au comité de vigilance de White Chapel, était accompagné d’un paquet contenant la moitié d’un rein. Jack précisait qu’il avait fait frire l’autre moitié et l’avait mangée.
L’autopsie de Cathy conclut après examen que la moitié restante lui appartenait bien.
Silence de l’Eventreur pendant plusieurs semaines. L’enquête n’avançant pas, the Home Secretary Sir Henry Matthews demanda la démission de Sir Charles Warren qui fut effective le 10 novembre 1888.

LE DERNIER ET LE PLUS ATROCE DES CRIMES DE JACK L’EVENTREUR :

Il fut découvert le jour même de la démission du chef de Scotland Yard ce dernier crime un record d’abomination ne fut pas exécuté dans la rue mais dans la chambre de la victime.
En ce jour de festivités, on intronisait avec toute la pompe traditionnelle le Lord Maire de Londres.
Le propriétaire des bâtiments de Millers’Court s’aperçut d’un retard de loyer concernant une certaine Mary Jane Kelly. Son commis Thomas Bowyer alla frapper à la porte de Mary Jane. N’obtenant pas de réponse, consciencieux, il alla regarder au travers d’une petite lucarne sur le côté. Devant une telle vision d’épouvante, il ne put s’empêcher de pousser un hurlement…… plus tard il dit qu’il s’agissait de l’œuvre d’un démon plutôt que d’un humain.
La très jolie Mary Jane Kelly avait été égorgée de façon si profonde que l’on voyait ses vertèbres. Jack The Ripper qui avait tout son temps pour opérer sans être dérangé se livra à un véritable travail de boucherie.
Le dément avait coupé le nez et les oreilles, enlevé l’utérus, les intestins vidés et le foie posé sur la cuisse. Sur la table, l’assassin avait soigneusement présenté dans une symétrie toute professionnelle : les reins, le cœur et les seins de sa victime. Les murs étaient couverts de sang. Aux clous qui se trouvaient çà et là sur les murs se étaient accrochés des lambeaux de chair. Peu de policiers purent supporter la vision du lieu du crime et du dépeçage de Mary Jane. Cette monstruosité fut la dernière œuvre de Jack L’Eventreur.
En dépit des multiples scénarios montés de toutes pièces, l’affaire ne fut jamais élucidée.

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